Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 13:21
Comment je viens de le souligner dans mon acticle prédécent, tout spectateur ayant déjà vu les films de Hayao Miyazak auront été inévitablement frappé par la ressemblance entre les images d'Avatar et celles notamment du film "Le château dans le ciel".

Je viens de voir un article d'e-Deo : Avatar : soupçons de plagiat relatant la polémique ayant cours en Russie, et relayée par Le Figaro. Il s'agit non pas des images, mais cette fois ci du scénario :

Les fans de littérature de science-fiction ont trouvé d'étranges similarités entre Avatar et L'Univers de Midi, écrit par les frères Arcadi et Boris Strougatski. Le cycle de dix romans publiés dans les années 1960 raconte les tribulations d'une tribu humanoïde se nommant… les Naves. Celle de Cameron s'appelle les Na'vis. L'action s'y déroule, comme dans Avatar, au XXIIe siècle, comme dans Avatar, sur Pandora et, comme dans Avatar, dans une jungle luxuriante.

Boris Strougatski (Arcadi est mort en 1991), qui n'avait pas encore vu le film lorsque la controverse a éclaté, s'est refusé à accuser Cameron de plagiat. Ce ne serait pas la première fois que Cameron est soupçonné d'emprunter ses idées ailleurs. Le réalisateur a rejeté les accusations.


Si James Cameron n'a pas inventé lui même ce scénario, c'est encore pire que s'il l'avait imaginé. Car pondre une telle fable prouve une atteinte déjà sérieuse, mais la reprendre pour la faire sienne volontairement relève d'un niveau bien supérieur.

Amdg
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 11:48
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Remarquable, tout à fait remarquable ! Et oui, vous avez bien lu. J'ai trouvé remarquable le spectacle. Par spectacle, j'entends bien garder le sens étymologique du mot, c'est à dire ce que mes yeux ont regardé. Les images, les paysages, les effets spéciaux, arrivant à moi à travers ces lunettes 3D, et ainsi dotées d'une profondeur, d'un mouvement jusqu'alors inégalé, sont superbes. Devant ce feu d'artifice cinématographique, les longues années de préparation apparaissent clairement. Rien à dire, ce n'est pas baclé.

"Trêves de flagorneries" dites-vous ? Pourtant je ne plaisante pas.... tout à fait. Toute mesure gardée, je retrouve le constat que je m'étais fait en 2001, lorsque j'ai découvert le film "Final Fantasy, les créatures de l'esprit". Les images de synthèses produites dans ce film étaient superbes pour l'époque. Ce film avait, tout comme Avatar, mis des années à être réalisé. Le producteur avait mis tout son coeur dans ces images de synthèses, reléguant le scénario au second plan. Résultat, ce fut un navet !

Qu'en est-il pour Avatar ? J'ai tout d'abord cru avoir la réponse à cette question il y a quelques temps déjà. En effet, j'ai cet été, au détour d'un site internet, cédé, un peu par désoeuvrement, au marketing hollywoodien m'invitant à visionner la bande-annonce.

M'attendant à voir une fiction sur  Vishnou et ses incarnations, j'ai tout d'abord été fort surpris. Je crois n'avoir pas regardé jusqu'au bout ce qui m'a semblé n'être qu'un superbe navet : une créature humanoïde bizarre, sauvage et à moitié nue, conquise par un "marine" américain déguisé en schtroumpf géant, trahissant par amour de la nature les méchants américains colonisateurs et spoliateurs. (ouf, c'est long à dire) Mon avis sur la question s'est trouvé bien vite forgé : j'ai du oublier l'existence de ce film quelques minutes plus tard.

Ce n'est que bien plus tard, lors des habituelles discussions accompagnant le déjeuner entre collègues (dont le niveau de réflexion philosophique de la plupart concurrence dangeureusement celui du JT de TF1), que j'ai découvert la colossale préparation que ce film a suivi, particulièrement pour son effet 3D. Certains collègues ont, à défaut d'autres qualités, une connaissance remarquable sur la vie de James Cameron. Ils ont bien voulu m'apprendre qu'Avatar avait germé dans son esprit il y a des années, et qu'il avait dû attendre que les techniques du cinéma soient à la hauteur de ses exigences. Là, c'est ma curiosité scientifique (maladive je l'avoue) qui m'a fait craquer. Ayant déjà taté du cinéma 3D au Futuroscope de Poitiers, j'ai décidé d'aller sniffer tout de même mon "bout d'spectacle", faisant comme des millions de Français, tel un vulgaire oviné se jettant à l'eau derrière le mouton de Panurge.

Et bien je me suis bien retrouvé à l'eau, comme prévu, mais qui était à bonne température. Monsieur Cameron offre là de quoi épater les amateurs d'images de synthèse les plus exigents (du moins j'imagine). Pour le reste, James déroule un scénario dont l'intérêt se situe au niveau de celui de Final Fantasy. Pire même, ce film est un véritable catalogue des clichés les plus éculés, mais d'un autre côté tellement au goût du jour. Je suis certain que Louis Schweitzer lui même a du trouver l'histoire téléguidée.

Si vous voulez aller voir le film, ne lisez pas ce qui suit : tout va être dévoilé. (Cela étant, si vous avez déjà vu la bande annonce, vous n'apprendrez plus grand chose sur l'histoire)

Il m'a semblé tout d'abord que, à cause de mon odieuse manie réac, l'exaspération qui m'a gagné au fur et à mesure des 2h40 n'avait touché que mon esprit tourmenté. Mais, la découverte de l'article de David Brooks dans le New York Times du 7 janvier : "The Messiah Complex" (Le complexe du Messie), m'a tout à coup réconforté. Dans cet article, David Brooks, passe après passe, exécute proprement et simplement le scénario.

Son fil conducteur est la "Fable du Messie Blanc", histoire trop souvent utilisée (Un homme nommé Cheval, En liberté dans les champs du Seigneur, Danse avec les loups, Le Dernier Samouraï, Pocahontas, Les Aventures de Zak et Crysta dans la forêt tropicale de FernGull, ...) Le principe est simple : envoyez un jeune homme plein de fougue  au milieu d'une nature entièrement sauvage, rencontrer un peuple encore plus sauvage que cette nature. Ces individus étranges se révèlent vite posséder une âme bien plus élevée que celle de la soi-disant civilisation, tellement corrompue. Le jeune homme, qui souvent s'éprend d'une charmante sauvage, devient alors leur Messie et leur protecteur devant les attaques odieuses des méchants civilisés.

Voilà, vous y êtes. Cela donne cette scène : notre héros, travesti, est sans le savoir à la merci de la fille du chef, qui s'apprête à lui décocher une flèche empoisonnée. A ce moment, une objet volant non identifié, mais lumineux, savant mélange d'une méduse et d'une aigrette de pissenlit, vient se poser sur la pointe de la flêche de la schtroumpfette : c'est le signe qui vient du Ciel. Cet homme devient alors l'Elu, et Miss saphir va désormais se battre pour lui. Le voilà le Messie blanc, dans le peuple bleu.

Les gentils :
Ce peuple bleu : c'est, nous dit Brooks, un savant mélange de toutes les peuplades "non blanches" de la planête. Une chimie faite de culture africaine, américaine (pré-colombienne), asiatique, etc. De gentils "Peace & Love", qui ne fument pas, ne boivent pas. Point d'orgue : ils possèdent au bout de leur cheveux de petites tentacules leur permettant de se connecter physiquement avec Mère Nature, avec leur montures tant terrestres qu'aériennes. Ils font des danses incantatoires et entrent en transe comme on le voit en Afrique, en cercle autour d'un grand arbre. Les esprits de leurs ancêtres vivent encore dans les branches d'un arbre sacré.

Les méchants méchants :
Et bien, c'est vous, c'est nous..... Pardon, je m'emporte. Les méchants, ce sont les blancs (1). Ceux-ci ont détruit leur "Mère" (comprenez la Terre), en sur-exploitant les minerais, en polluant et en apportant la guerre partout. Ils ne vivent que pour l'argent. Ils n'ont aucun sentiment si ce n'est la colère, qui dépasse parfois leur cupidité. Ils sont soit militaires soit exploiteurs (exploitant c'est un peu trop neutre comme terme). Leur seul but et de voler à cette terre sauvage son minerai précieux, et ainsi satisfaire ses horribles actionnaires (comprenez tout le reste des humains, ceux qui ne sont ni militaires ni exploitants : vous)
( (1) J'avais écris d'abord trop rapidement  "les humains", ce qui ne correspond pas au film bien sur, les Naavi représentant bien évidemment également les humains. Merci Kadiane de me l'avoir fait remarquer.)

Les méchants qui vont devenir gentils :
Voila les héros forcément. Ils sont humains, militaires ou non. Bref, des faciès de méchants. En plus ils ont le teint franchement blanchâtre, ce qui n'est vraiment pas un compliment. Mais eux, ils ont compris que les méchants étaient méchants, et que les gentils étaient gentils. Ils ont compris qu'il ne fallait pas être humain, mais sauvage proche de la Nature. Ils vont donc soit se faire tuer pour aider les schtroumpfs, soit devenir l'un des leurs, pour le héros. Ceci est le meilleur message du film. Et le "happy end", c'est quand Jack Sully, le Messie, abandonne son corps d'humain vraiment méchant, par l'intermédiaire de la Déesse Nature, pour devenir un Na'vi comme les autres. Car c'est un être pur. Il en profite pour quitter son état d'handicapé pour devenir fin et élancé. C'est limite comme message.

Ce film est une attaque pure et simple reposant sur le stéréotype, comme le dit brooks, du peuple blanc cruel, rationaliste et technocratique, et des victimes coloniales, spirituelles et athlétiques. Les "non-blancs" doivent faire une croisade contre les blancs, menés pas un leader, le Messie Blanc, renégat.

Regardez le casting : les méchants sont blancs, les gentils sont noirs. Deux des "sauvages" sont blancs tout de même : ce sont les guerriers hostiles pendant tout le film au héros, dont l'un voulait la fille du chef pour lui, et se bat contre le Messie. Ce sont les "méchants-gentils". Ils ne finissent par accepter le Messie que quand celui s'impose par la force, ayant dompté le grand oiseau rouge. Ce film mélange la discrimination anti humain, mais également la discrimination inter ethnique.

Avatar, ersatz de manga ?
Je me permet de noter la similarité frappante des images d'Avatar avec celles des films d'Hayao Miyazaki, dans ses différents films. Voici quelques exemples, en vrac.....
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Images tirées des films :
- Nausicaä de la vallée du vent
- Le Château dans le ciel
- Princesse Mononoké
- Le voyage de Chihiro


A vous de voir. Si jamais vous avez le malheur d'être blanc, militaire,  ou handicapé, ou expoitant minier , et que vous ne pouvez réprimer une envie de saisir la Halde, c'est là.

Amdg
Par Amdg - Publié dans : Divers
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 13:46
http://www.laprocure.com/cache/couvertures_mini/9782227478336.jpgMonseigneur Rouet a publié en octobre un ouvrage, "J'aimerais vous dire" qui est en quelque sorte le testament sprirituel de son épiscopat, alors qu'il est en train de quitter sa charge du diocèse de Poitiers, ayant atteint la limite d'âge. Ce livre a été écrit en collaboration avec Denis Gira, représentant de Monseigneur Vingt-Trois, expert dans le boudhisme, et en dialogue inter-religieux.

Dans un entretien vidéo daté d'avril 2009, Monseigneur Rouet présente la philosophie de cet ouvrage. Il présente également les points, les sujets qu'il trouve les plus importants qu'il regrette :
  •  
    • Réduction de la vie actuelle à l'économique, au financier au détriment du politique.
    • Danger de repli de l'Eglise sur elle-même, son expression, sa rigueur, ses lois, ses règles. (Il qualifie cette tendance comme une tentation dangereuse)
Le but de l'Eglise, dit-il est de résoudre les questions de l'Homme. Monseigneur se déclare en "résistance " contre l'Eglise, contre la tendance actuelle de Benoît XVI. Certes, il se dit calme et serein, mais résistant tout de même.

Son dernier message : "On ne peut pas engager la vie d'une Eglise dans tous les durcissements. Sinon elle perd sa signification".

Tout d'abord, je me permet de remarquer que la personne avec qui Mgr Rouet a accepté de collaborer considère que toutes les religions sont autant de fenêtre sur le mystère de Dieu. Je me permet de le citer : "Le Christ est une personne (et on ne possède jamais une personne !), et pas n’importe quelle personne. Il est le Verbe de Dieu et Il est, comme le Père et l’Esprit Saint, présent à tout homme depuis toujours. Les autres religions, qu’elles nous parlent de la présence de Dieu en l’homme, parlent donc aussi de la personne du Christ, du mystère insondable du Verbe de Dieu (et c’est pourquoi le Concile parle des «semences du Verbe» en parlant des religions non chrétiennes)."
Denis Gira semble ne pas connaître l'évangile de Saint Matthieu (12,30) : "Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse".

Laissons là Monsieur Gira. Monseigneur Rouet dans son entretien, ne cite pas Dieu, il parle des questions de l'Homme. Il ne déplore pas que la société se détourne de la pratique religieuse. Il ne déplore pas que les jeunes ne répondent plus à l'appel de Dieu et que le nombre de prêtes soit en chute libre. Ce qui l'importune surtout, c'est que la politique soit abandonnée au profit de l'argent, et que l'Eglise veuille définir clairement un discours de Vérité ("la matérialité des mots"). Il regrette qu'elle ait des lois rigoureuses, et averti clairement qu'il faut faire autrement.

En résumé, il désire que l'Eglise utilise des mots dénués de sens strict pour n'avoir qu'un langage universel et ambivalent (afin que chacun puisse comprendre ce qu'il lui plait), et que les règles de l'Eglise soit troquées contre des conseils. C'est comme cela qu'il souhaite répondre aux questions de l'Homme. C'est par des phrases de ce type que Monseigneur souhaite conduire ses brebis au Père Eternel ? : "La vie charrie uniformément du bien, du mal des joies, des peines, des succès, des échecs, et mélange tout. Ce grand courant est fait d'eau mélée."

Le décalogue de Monseigneur Rouet doit être bien curieux. J'imagine quelque chose du style :

"Il serait sympa d'adorerer Dieu, si possible lui seul, et de l'aimer beaucoup" (plus que tout c'est trop rigoriste)
"Surtout, essaye de ne pas prononcer le nom de Dieu qu'avec respect"
"Sanctifies le jour du Seigneur si tu le peux, enfin fait de ton mieux, déjà une fois par moi c'est mieux que rien"
"Sois sympa avec ton père et ta mère, tu regrettera pas"
"Tuer c'est pas bien, il faut être tolérant et fraternel" (là c'est difficile d'enlever de la rigueur)
"Faire des impuretés c'est pas bien"
"Eviter de voler serait plutot une bonne chose"
"Tu regrettera si tu as menti"
"Avoir des désirs impurs volontaires, c'est pas bien"
"En toute fraternité, tu comprends bien que désirer injustement le bien c'est pas très humaniste"

Est-ce que cela ressemble à l'expression de la Volonté du Dieu Eternel et Souverain, qui est La Vérité et La Vie ? Est-ce que Notre Seigneur Jésus-Christ à eu trop de rigueur en allant mourir sur la Croix pour le Salut de nos âmes ? La Vérité est rigoureuse, la Vérité ne souffre aucune ambivalence, la Vérité est Une.


Texte de l'entretien :

J'aimerais vous dire pourquoi cette idée [ d'écrire ce livre, ndlr] m'est venue. (...) La première raison, il faut pas la cacher : dans 18 mois j'aurais quitté le diocèse de Poitiers, j'aurai 75 ans. Quand on a passé une vie, où l'on a essayé de servir l'Eglise de son mieux, de cotoyer les hommes, de vivre avec eux, qu'est-ce qu'il reste d'important ?

La vie charrie uniformément du bien, du mal des joies, des peines, des succès, des échecs, et mélange tout. Ce grand courant est fait d'eau mélée.

Est-ce qu'il y a un ou deux points pour moi importants ?

C'est donc une sorte de travail de dégagement, de déblaiement, ou d'approfondissement, comme on veut.  Qu'est ce qu'il reste d'essentiel, quand on va quitter le ministère episcopal.

Et puis, je trouve que nous vivons une époque difficile. Difficile parce qu'il y a des réductions : réductions au mode économique, réduction du mode économique au financier, et qu'on a laissé de côté ce qui n'était pas rentable. On a même laissé de côté des choses importantes comme la politique.

Et voila que cette société qui a peur, va se protéger par des règles, des lois, des décrets, des arrêtés, et cette mentalité à la fois très large, parce que globale, et globalisée, et en même temps très étroite, car elle ramène tout au centre, (peut-être qu'elle veut tout ramener à Dieu qui est le Centre..... nldr) colore la place de l'Eglise aujourd'hui dans le monde.

Donc l'Eglise à la tentation de se replier sur elle-même, de croire qu'avec la matérialité des mots, la rigueur des règles, on résoudra les questions de l'Homme. C'est une tentation. Et j'aimerais de vous dire que  ce n'est pas forcément bon, ni fécond d'y succomber.  Et donc dans ce sens là, je crois que c'est un peu un livre de résistance, calme, sereine. Mais on ne peut pas engager la vie d'une Eglise dans tous les durcissements. Sinon elle perd sa signification.


Source


On ne sait toujours pas qui succèdera à Monseigneur Rouet. Monseigneur Wintzer, évêque auxilière, n'étant pas co-adjudateur du diocèse, n'est pas automatiquement nommé. Il faut noter que Mgr Wintzer à en décembre assisté à la messe tridentine célébrée mensuellement à Châtellerault.

Amdg
Par Amdg - Publié dans : Religion
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 21:25

Hommage soit rendu aux trois militaires français tombés en Afghanistan ces derniers jours

Capitaine
Fabrice Roullier
Maréchal des Logis
Harounda Diop
Sergent-Chef
Mathieu Toinette
fabrice roullier
http://1rama.unblog.fr/files/2009/07/insignemodernecopie.vignette.gif
diop
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/1/17/Insigne_du_517e_r%C3%A9giment_du_train.jpg
toinette


http://www.7septembre.fr/img/402_copie.png

Source images : Secret Defense
Je présente mes condoléances à leurs familles, ainsi qu'à tous leurs camarades de Chateauroux et de Châlons-en-Champagne.


N'oublions pas ces braves :
----- 2010
39. MDL Harunda Diop (40 ans, 517° RT, + le 13 janvier 2010) IED
38. CNE Fabrice Roullier (39 ans, EM 1BM, blessé le 11 janvier 2010, + le 12) Affrontement
37. SCH Mathieu Toinette (27 ans, 402 RA, + le 11 janvier 2010) Affrontement
----- 2009
36. SGT Johann Hivin-Gérard (29 ans, 3° RIMA, blessé le 4 septembre 2010 - + le 8octobre) IED
35. 1CL Kevin Lemoine (20 ans, 3° RIMA, + le 27 septembre 2009) Orage durant une opération
34. ADJ Yann Hertach (38 ans, 13° RDP, + le 27 septembre 2009) Orage durant une opération
33. BRI Gabriel Poirier (23 ans, 13° RDP, + le 27 septembre 2009) Orage durant une opération
32. CAP Ihor Chechulin (34 ans, 2° REI, + le 27 septembre 2009) Accident de VAB
31. SGT Thomas Rousselle (30, 3° RIMA, blessé le 4 septembre 2009, + le 6) IED
30. CCH Johan Naguin (24 ans, 3° RIMA, + le 4 septembre 2009) IED
29. CCH Anthony Bodin (22 ans, 3° RIMA, + le 1er août 2009) IED
28. CCH x x (9° BLBMa, + le 24 mai 2009) Blessure arme
27. CAL Nicolas Belda (23 ans, 27° BCA, + le 14 mars 2009) Roquette sur VB
26. CNE Patrice Sonzogni (46 ans, 35° RAP, + le 11 février 2009) IED
25. ADC Nicolas Rey (32 ans, 3° RG, + le 22 novembre 2009) En déminage
----- 2008
24. 1CL Melam Baouma (22 ans, RMT, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
23. 1CL Anthony Rivière (21 ans, 8° RPIMa, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
22. CCH Rodolphe Penon (40 ans, 2e REP, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
21. SGT Damien Buil (31 ans, 8e RPIMa, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
20. 2CL Kevin Chassaing (19 ans, 8e RPIMa, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
19. SCH Sébastien Devez (29 ans, 8e RPIMa, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
18. 1CL Damien Gaillet (20 ans, 8e RPIMa, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
17. CCH Nicolas Grégoire (26 ans, 8e RPIMa, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
16. 1CL Julien Le Pahun (19 ans, 8e RPIMa, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
15. 1CL Alexis Taani-Perrin (20 ans, 8e RPIMa, + le 18 août 2008) Embuscade Uzbin
----- 2007
14. ADJ Laurent Pican (34 ans, 13° BCA, + le 21 septembre 2007) Attentat
13. BCH Stéphane Rieux (1° RHP, + le 23 août 2007) Accident de circulation
12. ADJ Pascal Correia (40 ans, 1° RCP, le 25 juillet 2007) Attaque à la roquette sur VB
----- 2006
11. MP Frédéric Paré (34 ans, Base Lorient, + le 25 août 2006) Embuscade Mihtarlam IED
10. CCH Sébastien Planelles (28 ans, CPA 10, + le 25 août 2006) Embuscade Mihtarlam IED
09. ADJ Noël Gazeau (37 ans, 1° RPIMa, + le 20 mai 2006) Affrontement
08. CCH David Poulain (36 ans, 1° RPIMa, + le 20 mai 2006) Affrontement
07. 1CL Kamel Elward (22 ans, 17° RGP, + le 15 juin 2006) En déminage
06. MP Loïc Le Page (30 ans, Commando Trépel, le 4 mars 2006) Affrontement
----- 2005
05. CCH Cérdic Crupel (28 ans, 1° RPIMa, + le 17 septembre 2005) IED
04. CNE Alan Kersanov (2° REI, + le 12 février 2005)  Blessure arme
----- 2004
03. 1CL Thierry Jean-Baptiste (3° RH, + le 21octobre 2004) Accident de circulation
02. MDL Simah Kingue Eithel Abraham (3° RH, + le 21 octobre 2004) Accident de circulation
01. CAL Murat Yagci (1° RPIMa, + le 29 août 2004) Accident de circulation
Par Amdg - Publié dans : Armées
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 16:36
http://www.dassault-aviation.com/uploads/RTEmagicC_rafale-250.jpg.jpg
(c) Dassault Aviation


Une dépêche de Reuters de lundi vient ajouter son grain de sel à l'agitation qui règne depuis quelques jours dans le monde de l'aéronautique. En effet, un ministre du gouvernement brésilien, sous couvert d'anonymat, a fait une déclaration à l'agence de presse :

"Le gouvernement ne décide sous la pression de personne, pas même de l'Armée de l'Air. La balle est dans le camp des Francais."

Une phrase qui vient remettre de l'espoir au coeur des supporters de l'avion français.

Pourquoi cette déclaration ? Tout simplement car depuis quelques jours, les rumeurs vont bon train sur l'issue de la lutte entre les différents chasseurs en compétition pour le programme F-X2. [Dassault (Rafale), Boeing (F-18E/F Hornet) et Saab (Gripen NG)]. Il y a quelques jours, ont été dévoilées les conclusions d'un rapport de 30.000 pages rédigé par la Force Aérienne Brésilienne (FAB) sur la question. Ce rapport place en tête de la compétition le Saab, avançant en particulier son prix et sa maintenance de moindre coût. Un autre argument, nous dit Reuters, est que le fait que le Saab ne soit pas encore développé. Cela permettrait au Brésil d'obtenir  au final un avion plus "sur-mesure" que ses concurrents, en intervenant dans la conception.

Ce rapport à mis en émoi la communauté des passionnés et défenseurs du Rafale. Les discussions animées se sont emballées, portant sur l'intérêt d'avoir un mono ou un bi-réacteur au-dessus de la selva, sur la dissimulations ou la disponibilité des performances réelles des concurrents lors des exercices internationaux de combats aériens (Red-Flag et autres exercices "émiriens"), sur le prix excessif de l'un, sur les maintenances simplifiées, sur le lobbying poussé des américains, sur l'ITAR  et les contrôles d'exportation du F18 et du Gripen, sur le témoignage d'un pilote britannique, etc. On a tout de même pu constater de nombreuses résignations : "On a l'habitude, c'est depuis des années la même chose, on ne le vendra jamais".

Il faut remarquer que, lors de la visite de Nicolas Sarkozy au Brésil, lorsque le Président Luiz Inacio Lula da Silva a fait part de son choix envers le Rafale, nous avons appris que l'Armée de l'Air, la FAB, n'avait pas été consultée. Le président avait alors annoncé que son choix final serait plus politique que technique. On imagine sans peine la réaction qu'ont pu avoir les généraux de la FAB. Ils ont fait part de leur indignation, et ont promis un rapport. Pour autant, si le président Lula a annoncé cet accord sans consulter ses généraux, pourquoi le ferait-il maintenant ? C'est cela que le ministre vient souligner.

C'est dans ce contexte troublé que le ministre brésilien s'est exprimé. Mais, il y a un message fort derrière cette déclaration. En effet, si le président Lula choisit le Rafale, il n'en demande pas moins un prix inférieur à ce qu'en réclame la France et Dassault Aviation. Ce qu'on peut comprendre dans la déclaration, c'est : "Vous les Français, arrêtez de discuter sur les relations entre le président et l'armée, cela nous regarde. Ce qu'on vous demande, c'est de baisser votre prix. "

"S'ils [les Français, ndlr] réduisent leur prix, nous conclurons le deal bientôt"

ajoute le ministre. C'est clair. L'important n'est pas le rapport de la FAB, mais uniquement la négociation. Baisser le prix, c'est quelque chose que la France sait parfaitement faire. Sur les marchés militaires à l'export, c'est même presque une habitude. Car il faut savoir que nous ne faisons pas "que" vendre un avion. Nous vendons également de la maintenance, sur des dizaines d'années. Et pour le Brésil, il est question également de transfert de technologies, c'est à dire leur apprendre à fabriquer ces avions eux même. Le principe est le même que chez un opérateur de téléphonie mobile. On vous vendra un téléphone à 1€ alors qu'il en vaut 200€, mais vous vous engagez pour un abonnement de 2ans. Le gouvernement fera-t-il cet effort alors que la dette publique s'élève à plus de 75% du PIB ?

Un dernier point reste indéterminé : on parlait de 36 avions. Mais si Lula négocie le prix, va-t-il en demander plus, comme dans une négociation classique : "Si je t'en prends deux, tu me fais un prix ?". Reuters avance un chiffre supérieur à 100 unités.....

Ne reste qu'à attendre, en se gardant d'annoncer que tout est fait, soit dans un sens soit dans l'autre (comme on a malheureusement pu le lire, même suite à la dépêche de Reuters).

Pendant ce temps, on entends plus parler des Emirats Arabes Unis. Est-ce bon signe ? Ne dit-on pas que dans une négociation, c'est quand quelque chose ne va pas que l'on discute ?

Amdg
Par Amdg - Publié dans : Armées
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