Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 13:17
J'enrage, je suis tout bouillonnant depuis ce matin. En rentrant de deux jours à la campagne, j'ai la mauvaise idée d'allumer le poste radio.
- "Tiens"
me dis-je, "c'est encore la guerre, et à Fréjus cette fois-ci. Quelle peut bien en être la raison ?" 

C'est là que j'ai craqué : une fois encore, un jeune abruti hors-la-loi va faire le con, prends des risques, se vautre, se tue. Et tout s'embrase. Mais pourquoi donc ? France Désinformation lance l'hypothèse : ce jeune de 21 ans roulait sur une moto non immatriculée, donc à voulu fuir un contrôle routier. Jusque là rien d'exceptionnel. Un drame certes, mais malheureusement fréquent. Seulement, à la suite de cet accident, on arrive à ça :

Emeutes à Fréjus le 25 octobre 2009. Photo Nice-matin (c)

Une nuit d'émeutes. Comment-ceci peut-il être possible. Il fallait que je sache, que je comprenne. Un accident, le mot "police" est lancé, et c'est parti, tout s'embrase.  Mais qui sont-ils ? D'où viennent ces émeutiers, que peut-il y avoir dans la tête de ces personnes prêtes à tout foutre en l'air pour rien, juste pour montrer qu'ils sont là, qu'ils veulent la guerre.

Et bien j'ai cherché. Et j'ai trouvé ! D'un seul coup j'ai compris, compris d'où venait cet embrasement. Pour cela, il faut faire un peu d'histoire. Revenons en arrière, jusqu'en 1960.

A Fréjus, le quartier de la Gabelle n'est pas un quartier comme les autres. Comme le dit Tarik Belkhodja, président de l'ASTI (Association de solidarité avec les travailleurs immigrés), c'est un "quartier Ghetto de 620 logements" où vivent 5000 personnes. Le site de la Ligue des Droits de l'Homme de Toulon précise :

"Construit au début des années 1960 pour accueillir les rapatriés d’Algérie, cet enclos de béton gris héberge "une population en difficulté, isolée du reste de la ville, avec un taux de chômage de 40 %. Les deux écoles primaires et le collège proche n’accueillent que les jeunes du quartier soumis à une autarcie, avec la petite délinquance que cela peut engendrer".


Tout est dit : le quartier de la Gabelle est un pur produit de l'humanisme du Général. Il est la conséquence des choix désastreux du gouvernement des années 60. Non content d'abandonner des centaines d'algériens au supplice et à la mort après leur avoir promis protection, le "grand" Charles a parqué les quelques survivants de ses choix chirurgicaux dans des ghettos, semblant leur dire :
"Harkis, vous avez tout donné pour nous ? Votre vie, votre parole. Vous vous êtes battus alors que les menaces étaient plus grandes pour vous et vos familles que pour nous ?
"Et bien pour tout ceci, nous vous remercions. Comment ? Soit nous vous livrons à vos ennemis qui vous écorcheront vivants comme traîtres, sinon, si vous êtes gentils, nous vous ramenons en métropole pour vous parquer tels des bestiaux. Vous méritez bien ça non ?. De toute façon ce n'est pas notre problème, débrouillez-vous."

Et c'est ce qui s'est passé. Ces admirables combattants algériens ont été méprisés, ignorés, écrasés. Mais ils n'ont pas disparu. Ces lambeaux des harkas n'ont rien dit. Ils sont restés sagement dans ces logements insalubres, dans ces quartiers ghettos, avec les quelques francs que l'état a bien daigné leur donner. Leurs fils, et encore plus leurs petits-fils eux, ne sont pas nés en Algérie. Ils sont nés en France. Mais quelle identité ont-ils ? Celle du ghetto. Leurs pères et grands-pères ont été rejetés, trahis, et n'ont pas été reconnus comme français, eux qui ont 1000 fois mérité cette reconnaissance par le baptême du sang ? Au lieu de les accueillir et des les intégrer comme on dit maintenant, on les a marginalisés.

Mais comment voulez-vous qu'ils soient respectueux désormais ? La France a eu faux sur toute la ligne. Elle a même écrasé les seuls qui ont voulu se battre pour ces peuples. Et aujourd'hui, on vient nous pondre des beaux discours sur la nécessité de l'intégration. C'est trop tard:

POLITIQUES, 
vous qui vous réclamez comme héritiers du Général de Gaulle, ne vous plaignez pas maintenant. Ce que vous devez affronter maintenant, vous l'avez vous-même créé. Chaque porteur de valise vous sera compté. A chaque voiture incendiée, songez coup de crosses.  Oui, ces coups de crosses que les soldats français ont du porter  en pleurant,  sous vos ordres, sur les mains des pauvres harkis s'accrochant derrière les camions militaires désertant l'Algérie. A chaque agression, songez aux familles de ces harkis, massacrées par l'ALN pour avoir collaboré avec vous. Et massacrés avec les armes que vous avez vous-même financées par vos valises.
Ces jeunes qui pour un rien font des émeutes, sans le vouloir sont l'écho de la voix des morts que vous avez laissé massacrer ou pourrir dans des ghettos.

Le sang coulant sur le sol de la rue d'Isly coule encore à Fréjus, et ce sang là n'est pas prêt de disparaître.

"Je vous ai compris ?" Mais à qui parlait-il alors ? Dieu seul le sait, lui qui sonde les coeurs.

Amdg

Par Admajdeiglo - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

La réfléxion n'a pas été poussé assez loin. Vous parliez de ce jeune qui est mort car il roulait avec un vehicule non immatriculé. Mais connaissez vous la vrai Histoire. Ou bien est ce que vous vous êtes basé comme 99,9 % de gens sur les informations donné à l'écran ou à la radio. Il serait plus intelligent de se taire et de ne donner son opinion que si vous avez la bonne information. Votre blog est ridicule. dénué de toute intelligibilité. Mais c'est vrai je n'aurai pas fait mieux, loin de là. Charles de Gaulle a dit je vous ai compris à des être invisble. Il suffit de regarder dans quel direction il regardait lorsque il a prononcé cette phrase. Les habitants du quartier de la gabelle ont une authenticité que je crains vous n''avez pas ! merci

Commentaire n°1 posté par doubleVé le 01/10/2010 à 20h06
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés